Charlie Hebdo...en attendant l’Afrique s’oublie !
La charité bien ordonnée qui devrait commencer par soi-même a été mise dans l’oubli et le capital-confiance accordé à nos hommes politiques africains est tombé une énième fois en désuétude. En effet, toute solidarité efficiente devrait d’abord être l’expression d’une solidarité avec soi même, car aucun respect ne sera accordé à l’Afrique si elle ne se respecte pas elle-même. Et là, dans la manifestation de sa solidarité à la France contre le terrorisme, l’Afrique a failli. L’image d’une Afrique forte, indépendante et en voie d’émergence n’a pas semblé collé à celle des présidents jugés embarrassants compte tenu du mauvais exemple qu’ils incarnent pour leurs pays respectifs, et pour leur totale indifférence aux problèmes cruciaux du continent.
Oui, l’Afrique à travers ces chefs d’Etats a failli une fois de plus, elle a démontré sa désunion, son incapacité à vouloir parler le même langage. N’ont-ils pas assez de matière à condamner ces Chefs d'Etats ? Le drame «Charlie Hebdo» est-il plus important que les drames que connait l’Afrique? Que disent-ils des tueries par centaine ou par millier en République Démocratique du Congo, au nord Mali, au Centrafrique, au Soudan, au Kenya, entre autres ?. Encore il y’a quelques jours, le groupe terroriste Boko Haram décimait plus de 2000 personnes sur 16 villages au Nigeria, un massacre sous silence de la communauté Africaine et internationale braquées sur les tueries de Paris.
Devant chaque manquement indigne de nos dirigeants, il s’observe une remise en question du « panafricanisme » cher à Kwame Nkrumah et ses autres compagnons des premières heures d’indépendance africaine. Dans leur vision commune, ils portaient l’Afrique au rang des projets politiques les plus ambitieux de l’histoire du continent. S’ils avaient vu en ce concept, le seul ensemble capable de régénérer et unifier l'Afrique, ainsi qu'à encourager une solidarité entre les populations du monde africain, il est loin aujourd’hui de lire entre les lignes ce regain d’espoir. Des paroles aux actes, nos chefs d’Etat nous trahissent et comme à l’accoutumée,sont impuissants quand il faut dénoncer ce qui touche de prêt l’Afrique. Hélas, l’Afrique n’a plus des Thomas Sankara, des Cheikh Anta Diop, des Joseph Ki- Zerbo, des Patrice Lumumba et des Kwame Nkrumah pour la défendre. Qui pour leur succéder? Qui pour incarner une jeune élite digne et intègre ?
Articles similaires
Les Soft Power Days : un événement organisé pour le rayonnement du Congo en août par les ACC
KK : Marien Fauney Ngombé, vous êtes président du think tank congolais ACC, que pourriez nous dire de cette structure et de sa vision...
RDC 30 juin 2020 : Pour la première fois, un roi des Belges en plein exercice de ses fonctions présente des excuses à l’égard du peuple congolais.
C'est dans une lettre adressée au président de la République démocratique du Congo Félix Tshisekedi à l'occasion des 60 ans d'accession à son indépendance...
L'Ethiopie lance le visa électronique (e-visa) pour tous !
Depuis ce 1er juin 2018, il est désormais permit à tous les visiteurs internationaux qui se rendent en Éthiopie d'obtenir leur visa électronique en...
Akon Lighting Africa…ces dignes fils qui éclairent l’Afrique
Où est donc passée la solidarité Africaine, celle qui est censée se mobiliser afin de promouvoir les œuvres et les initiatives de tout un...
Immigration et xénophobie...l'Afrique qui ne dit mot
Le plus lourd tribut que l’on puisse infliger au continent africain, c’est de lui faire revivre l’image d’une déportation humaine à l’instar de l’époque...
Congo-Brazzaville : La CPI, les droits de l'homme, la crise du pool avec Me Welcom Romell NZABA NODJITOLOM
Le Congo-Brazzaville partira ou pas de la CPI ? une chose est évidente, après le Burundi, l'Afrique du Sud et la Gambie, ce pays...