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Où est passé notre «ONDONGO» très fâché national?

En visite au Congo,  plus d’une décennie après sa première visite, un centrafricain est stupéfait de  ne pas revoir l’imposante statue de la place de la gare centrale de Brazzaville.  Il est bel et bien question de la statue de cet homme musclé, brisant ses chaines. Statue érigée  en référence à la révolution des 13, 14,15 août 1963 (Les Trois Glorieuses). À la place, il découvre la statue d’une dame tenant une flamme dans la main droite et la devise du Congo dans sa main gauche. Aucune description, aucun renseignement supplémentaire, si ce n’est une plaque sur laquelle l’on peut lire deux noms d’hommes politiques du pays. 

En face de cette place, il aperçoit ce qui semble être un Panthéon d’illustres personnages congolais : des bustes d’hommes et de femmes écrivains, musiciens, journalistes, syndicalistes ou encore résistants. Connaissant les vrais visages de quelques uns de ces personnages, le touriste centrafricain constate que certains de ces bustes ne ressemblent pas du tout aux personnes telles qu’elles étaient de leur vivant.Transformation et découverte inattendue.

Un instant, il croit s’être trompé. Pourtant, il est bien écrit «Chemin de fer Congo- Océan- Brazzaville». Pour se rassurer, il passe immédiatement un coup de fil à une amie congolaise. C’est ainsi que cette dernière le rassure en lui disant qu’il était bien au bon endroit. C’est plutôt la statue qui n’y était plus. «ONDONGO très fâché» n’y montre donc plus ses muscles et ses chaines brisées, symbole de la libération du Congo des griffes de l’impérialisme et fierté nationale, jadis. «ONDONGO très fâché» s’en est allé, laissant sa place à la «dame de la liberté». Sans description ni aucun renseignement sur le motif de son érection à cet endroit, cette femme tenant la flamme de la liberté dans la main, semble muette.

Serait-ce un symptomatique d’une société dans laquelle la femme n’a toujours pas réussi à se tailler une place de choix? Quand même sa participation est reconnue et dite importante dans la gestion des affaires de la cité. Elle reste, en réalité, très peu représentée. Telle cette statue, elle est présente, mais sans mot dire.

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