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Les hommes politiques d'Afrique et leurs responsabilités

Même si l’état actuel du fonctionnement de nos types des sociétés ne le laisse entrevoir et nous enferme dans la reproduction des systèmes politiques et sociaux d’ailleurs, l’Afrique dans son ensemble a connu en son temps des modèles d’organisation qui visaient en toute chose la quête de l’équilibre et de l’harmonie. Chose aujourd’hui invraisemblable de le souligner, les femmes ont toujours constitué la base, le pilier même, de notre existence commune.

 Prenons comme exemple, et ce parmi tant d’autres, le cas des Bakongo avec leur système matrilinéaire. Ce système règle la vie des Bakongo jusqu’à ce jour. Il est la source de légitimité du pouvoir. Dans la société Kongo, le pouvoir matrilinéaire régule la société depuis le roi jusqu’au niveau des lignages et des clans. Dans ce cas-ci par exemple, il règle et garantit les liens matrimoniaux. Le roi s’est fait couronner par le chef de terre, le pouvoir spirituel ou maternel, qui est le véritable garant du pouvoir, Ainsi donc le premier roi Kongo, Nimi’a Lukeni Lwa Nzinga, a le pouvoir par sa mère. La filiation matrilinéaire Kongo, l’appartenance masculine au groupe de parenté se fait par la mère (voir aussi le bicaméralisme chez Cheik Anta Diop).

 Parler de “pouvoir” et de «politique», voire « de l’organisation de l’État » sans y associer la compréhension et la vision féminine du pouvoir réduit le système politique à une oppression, à une malhonnêteté intellectuelle et à un crime contre la vie elle-même. Ce statut m’est inspiré par une conversation que j’ai eue avec un « homme politique congolais » et qui a provoqué en moi de l’émoi. Elle m’a également laissée perplexe quant à l’avenir de notre pays le Congo.

J’ai émis un commentaire sur son modèle économique proposé, un type néo-libéral et conservateur. Le même modèle que celui qui dépouille nos sociétés actuelles. J’ai non seulement provoqué le diable mais sa moquerie. Sa réaction fut dévalorisante en disqualifiant mon argumentation. Ce qui a été fait d’une manière condescendante de sa part. Une attitude que j’ai jugée ‘patronizing’ où la condescendance s’expriment par voie de domination et du chauvinisme à outrance.

Ce qui me pousse à me demander comment ceux qui se disent ‘élite’ et affirment détenir une expertise quelconque se permet de seulement copier de modèles de gestion et de de gouvernement, ayant non seulement démontré leur limite, mais bâtis sur l’exploitation et la domination de race et sur le sang des peuples noirs. Ce système politique, social et économique entretient et maintient la faiblesse de nos sociétés africaines. Ils ne peuvent survivre sans exploitation et domination d’autrui et en particulier de l’homme noir. Ce qui fait dire au Dr Marimba Ani dans Yurugu que « l’Occident est à la fois prédateur et cannibale. Il se nourrit des ressources des autres peuples et engloutit leur avenir à travers de guerres et extermination des populations.

Devrait-on constamment répéter comme des perroquets et sans propositions nouvelles alors que d’autres comme Mbombog Mbog Mbassong dans « La théorie économique africaine » et Cheik Anta Diop dans « Les fondements économiques et culturels d’un État fédéral d’Afrique noire » s’y distinguent brillamment. Et sans oublier Aminata Traoré. N’est-ce pas une façon de perpétuer un suicide collectif ? Tozali déjà ya ko kufa, kasi mingi bazali ko banga ko pola.

Les révolutions africaines ont toujours échoué pour cause d’avoir maintenu les types de modèles sociaux et politiques européens. Alors que nous autres, femmes et enfants, payons un lourd tribut. JE METS AU DEFI tous ceux qui s’attaquent aux sociétés dites ancestrales de citer un seul cas qui accuserait ces sociétés anciennes d’exploitation de l’homme par l’homme, ou de la femme et de l’enfant par l’homme ?

Les *hommes Politique* d’Afrique manquent d’humilité et refusent toujours de reconnaître leur responsabilité politique dans le maintien et l’entretien d’’un système inhumain qui nous a tout coûté. C’est toujours la reproduction du monopartisme, de la démocratie, du multipartisme et de son corollaire, le développement. Et pourtant l’Afrique a toute une histoire. La définition de la politique et de la gestion d’un état est loin d’être un monopole réservé aux hommes en mal de virilité.

 

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