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Désir de changement, à qui le tour ? Congo Brazzaville, RDC, Benin, Burundi

L’histoire pour les imprévisibles chefs d’Etats africains se répète, les mêmes causes ont toujours produit les mêmes effets, les exemples sont légendes. Ces politiciens africains n'arrivent jamais à lire les signes des temps, ils ne sentent jamais le vent tourner, ils ne veulent jamais connaitre la disgrâce et pensent le pouvoir éternel. En fin de compte ceux qui usent de la peur pour s’octroyer la qualité d’hommes « providentiels » ne sont que des piètres gens devant la colère du peuple. Le peuple burkinabé aurait compris cela ; car même si Les Hommes naissent avec leur destin, il revient au peuple, aux futures générations et à la jeunesse d’écrire la destinée de leurs nations. Et quand la misère bat le fond, que les libertés individuelles et politiques sont confisquées, que la souffrance du peuple ne fait que s’accentuer, que les urnes et les grèves ne changent rien, il faut s’exprimer courageusement d’une autre manière quel que soit le prix à payer. De toutes les manières, il faut toujours des sacrifices pour que la majorité puisse être heureuse !

Ce signal venant du pays des hommes intègres montre combien la peur a changé de camp, une preuve que les choses évoluent et qu’une jeunesse consciente veut assumer son histoire et son destin face à ces présidents qui essaient de se maintenir ad vitam æternam au pouvoir au-delà des limites constitutionnelles afin d’établir une succession familiale ou politique au détriment d’une alternative.

Thomas Sankara disait que « notre révolution est ouverte aux malheurs de tous les peuples. Elle s’inspire aussi de toutes les expériences des hommes depuis le premier souffle de l’humanité. Nous voulons être héritiers de toutes les révolutions du monde, de toutes les libérations des peuples du tiers ». Aujourd’hui cette Afrique qui a vu des femmes, enfants et vieillards burkinabés dans les rues, devrait se servir de cet exemple, surtout qu’une bonne partie de l’élite, des personnes dites éclairées sont convaincus de pouvoir modifier la constitution pour demeurer au pouvoir, jouir de l'argent du pétrole et des richesses nationales. Elles ont choisi le silence, en ayant goûté au miel de la corruption, et ne seraient pas prêtes à renoncer à ses privilèges.

Blaise Compaoré disait qu’aucune révolution ne pouvait détrôner un chef d’Etat et en réponse aux propos du Président Barack Obama, il affirmait que « il n’y a pas d’institutions fortes, s’il n’y a pas d’hommes forts pour poser les jalons de ces institutions, dans la durée ». C’est dans cet élan que les hommes d’Etat dit « providentiels » personnalisent la stabilité et se servent de la paix comme unique outil pour faire prévaloir leur indispensabilité.

Une paix n’est pas l’absence de guerre, mais une vertu, un état d’esprit, une volonté de bienveillance, de confiance et de justice. Certains dirigeants réfléchiraient et seraient entrain de revoir actuellement leurs projets de révision constitutionnel. Aussi vrai est-il que le pays des hommes intègres a haussé le ton, le vent soufflera très fort du côté du syndicat des « Présidents à vie » !

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