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Coup de coeur: LBL la "révélation" musicale du Congo Brazzaville

Alors qu’il n’a pas encore atteint le summum de sa carrière, le nom de LBL est sur toutes les lèvres. Très admiré du public qu'il séduit en allant des plus jeunes aux plus vieux,  et mélangeant Rumba et Rnb, l’artiste au genre très différent nous emmène dans son univers et nous fait découvrir son titre du  «Chance Eloko Pamba». Coup de projecteur sur #LBL de son vrai nom KENKO Lebel autour d'un bon kafé musical... 

KK : Qui est LBL?

LBL : Je suis un jeune artiste chanteur rnb, originaire du Congo Brazzaville, né d’un père batteur au sein du mythique groupe SE.PA.COS et d’une mère choriste dans la Célèbre chorale « Tanga ni Tanga » de la paroisse Saint Pierre Clavert. C’est dire que c'est très jeune que je tombe amoureux de la musique. En 2005 je fais mes premières gammes au sein du groupe Three B avant d’entamer une année plus tard une carrière Solo jusqu’à nos jours. A mon actif je compte plusieurs titre à succès parmi lesquels « Mwan’ango » « Congo na Bisso »  « Congo na Bisso » et bien d’autres titres. Je me fais remarquer notamment en enchainant  les premières de Bisso na Bisso, Black Kent, Kim, la Fouine, Youssoupha, Singuila….Je me fais également remarqué comme étant ambassadeur d’une grande compagnie de téléphonie mobile, voilà en bref

KK : Que Signifie LBL?

LBL : LBL c'est tout simplement le diminutif de mon prénom qui n’est tout autre que Lebel

KK : De quoi t’inspires-tu pour écrire tes textes?

LBL : Je m’inspire principalement d’expériences personnelles, ou de celles de mes proches, mais aussi et surtout des réalités quotidiennes de la vie.

KK : Quels sont les gens et les genres qui t’ont inspiré  pour te lancer dans une carrière musicale ?

LBL : Bizarrement, le premier album que j’ai acheté pendant ma tendre enfance c’est celui du chanteur Mc Solaar. Mais je dirai que j’ai été influencé d’abord par les chants de la chorale dans laquelle chantait ma mère, surtout qu’elle m’y emmenait tout  le temps. A vrai dire le véritable coup de foudre est arrivé lors du concert du rappeur XXL Zorro au centre culturel français de Brazzaville qui se faisait accompagné par l’artiste Bab’tsi qui est l’une des plus belles voix congolaise que je n’ai jamais entendu. Et ce soir en rentrant chez moi, je me suis dit « s’il a pu le faire, pourquoi pas moi ? ». Je me souviens alors d’avoir écrit ma « véritable première chanson » ce soir-là. Et enfin il y’a eu des influences des artistes comme Singuila, Corneille, Gage, Lauryn Hill, Ray Charles, d’Angelo Sir, Freddy Massamba, Franco, Franklin Boukaka et plein d’autres encore….

KK : L’influence du lingala dans ta musique a quelle signification ?

LBL : Le lingala a une importance capitale dans ma musique dans la mesure où malgré le fait que j’écrivais mes textes en français, je ressentais le désir de faire quelque chose de plus original, de plus authentique, et j’en avais un peu marre du rnb français par extension. Je suis donc décidé de mettre nos langues nationales et africaines en valeur.

KK : En quoi est-ce différent pour toi de faire ce style saccadé et mélangé de la rumba, rnb, qui fait plaisir et séduit toutes les tranches d’âge ?

LBL : La différence ressort déjà au niveau des textes écrits en lingala mais chantés pour certains morceaux avec une technique plus hard, plus rnb, mais aussi une petite touche personnelle que j’y mets lorsque je conçois mes mélodies.

KK : Ton dernier titre s’intitule « Chance Eloko pamba », quel est le message qu’il véhicule ?

LBL : Chance eloko pamba est un morceau d’éveil à l’égard de la jeunesse congolaise en particulier et Africaine en général. Dans ce titre, j’exhorte les jeunes au travail, que rien ne sert de pleurer sur son sort, mais qu’en retour il faut se réveiller et foncer. Même si ça ne marche pas encore aujourd’hui, demain forcement les données vont changer. C’est ainsi que vous entendez dans le deuxième couplet cette phrase «  mon ami aides toi, et le ciel t’aidera » ou «  tout ce qui brille n’est pas l’or »

KK : Comment vois-tu l’évolution de la société congolaise par rapport à la musique d’aujourd’hui ?

LBL : La musique congolaise a un grand rôle à jouer dans l’évolution de la société, et nous en avons fait l’expérience grâce à des artistes de renommée internationale comme Zao, Francklin Boukaka et bien d'autres qui ont éduqué les masses avec des textes poignants. Aujourd’hui il faut dire que la musique a perdu son rythme et son identité, la plupart des artistes privilégient plus la forme que le fond. Trop d’obscénités dans les clips, dans les textes et même dans les danses. Etant leader d’opinion, éducateurs des masses, je pense que nous musiciens avons une grosse part de responsabilités et devons nous ressaisir sur ce point.

KK : Quelles sont les difficultés auxquelles tu es confronté ?

LBL : Les difficultés sont souvent d’ordre financière (enregistrements, studios, clips), il faut rappeler que jusqu’ici, je ne fais que de l’autoproduction avec l’aide de quelques amies qui mettent la main à la poche. Je tiens à remercier à cet effet Mr Prince Baloubeta de « Big Kolz » mon réalisateur, Lenaique Bakalafoua, Mr Khr Beki et toutes les autres personnes pour le soutien qu’ils m’apportent. Enfin je dirai que le manque de producteurs pose un sérieux problème à la carrière musicale.

KK : Que fait LBL en dehors de la musique ?

LBL : En déhors de la musique LBL est diplôme sans emploi et n’en demeure pas moins débrouillard comme on le dit au Congo…lol

KK : Quels sont tes prochains projets ? un album en vue ?

LBL : Pas d’album à l’horizon mais plutôt, un maxi single.  Nous sommes en train de réfléchir dessus mon staff et moi sur comment le financer, le produire et le commercialiser évidemment.

KK : Un dernier mot pour tes fans, les abonnés de KongoKafé et dis-nous comment suivre ton actualité et te contacter ?

LBL : A tous mes fans, les nouveaux comme les anciens, les abonnés de KongoKafé, merci pour la confiance que vous m’accordez. Mon équipe et moi travaillons à 200% pour vous satisfaire et afin que vous voyez ce dont nous sommes capables avec ces petits moyens que nous avons. Essayez d’imaginer ce que nous ferions si n’avions plus de moyens, mais gardons espoir, Dieu est avec nous y compris nos ancêtres.

Pour tout contact, vous pouvez suivre mon actualité via ma page facebook « LBL Officiel » ou m’écrire via smilepixstudio@gmail.com

Merci encore 

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